Fin de guerre dans le Médoc

 

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Lescorce libération de Soulac
Nous avons reçu plusieurs demandes d’aide de la part de filles et fils d’anciens soldats de la Wehrmacht, engagés en Médoc dans les derniers jours de la Seconde Guerre Mondiale. Qu’est-il advenu de leurs pères après la capitulation de la forteresse Gironde-Sud ? Où les soldats allemands qui ont survécu aux bombardements des Alliés, ont-ils été retenus en captivité ? En dehors des travaux de déminage, où et à quoi ont-ils encore été engagés ? Qui aurait des informations sur des personnes et des lieux immédiatement à la fin de la guerre ? Qui aurait entendu parler d’événements concernant des prisonniers allemands ? Qui connaît des Français qui étaient en contact avec des prisonniers ? (un aperçu de toutes ces activités de Médoc actif peut être trouvé : ici)

En même temps que nous nous mettions en quête d’aide, nous avons fait nous-mêmes des recherches et nous nous sommes plongés dans les documents avec Jean-Paul Lescorce. Il vient de publier un livre sur ce thème de la fin de la guerre à Soulac : basé essentiellement sur des sources françaises, il décrit les derniers combats. Le mémoire de maîtrise de Marlène Hunold (Les prisonniers de guerre allemands dans le département de la Gironde 1944-1948) s’appuie lui aussi sur d’importantes sources françaises, mais souligne le problème linguistique et le fait que les textes allemands soient difficilement accessibles aux Français.

Au cours de notre recherche (qui, des deux côtés, avait réveillé des traumatismes de guerre encore à vif) nous sommes tombés sur la copie d’un texte ronéotypé, présentant tous les caractères d’un exposé, et incomplet à la fin. Il s’agit d’une sorte de rapport du timonier en chef du destroyer Z 24 dont l’équipage a constitué par la suite le bataillon Narvik. Ce texte décrit, du point de vue personnel de son auteur, les derniers événements de guerre dans le Nord-Médoc, ainsi que ceux qui ont suivi la capture. Nous publions ce texte ici, en plusieurs tranches successives, dans l’espoir de contribuer un peu à reconstituer l’histoire de ces événements.


Le bataillon NARVIK



Z24

En juillet 1944, le destroyer Z 24, à l’ancre dans la rade du Verdon, est attaqué et endommagé par des avions bimoteurs anglais.

La réparation au chantier naval ne peut être faite qu’à Bordeaux. Les travaux ne se présentent pas bien car, au chantier naval, ils sont fortement gênés par des sabotages et des ralentissements.

Le 22 août 1944, le Z 24 est amarré à un emplacement non loin du hangar 13. L’ordre de repli des Allemands a été donné. Chaque chef de secteur du destroyer a pour tâche de récupérer, dans les arsenaux et dépôts qui sont de sa compétence, les pièces de rechange, armements et vivres. Ce travail est en partie empêché par la Résistance.

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