Dans les vide-greniers de Grayan, du port de Goulée, de Saint-Trélody, de Lesparre, au marché aux plantes de Vertheuil et ailleurs, j’ai trouvé ces objets qui, à mes yeux, possèdent chacun leur propre personnalité : l’objet trouvé. Tous sont des pièces uniques, façonnées individuellement par des forgerons, avec le feu, le marteau et l’enclume. Ils sont si bien réalisés qu’ils ont éveillé en moi le désir d’en créer quelque chose de nouveau et d’encore plus beau.
Beaucoup de ces objets portent même le poinçon de l’artisan qui les a fabriqués. Mais tous ne se prêtent pas au thème des Traces : il faut un regard capable de le reconnaître.
Depuis, l’industrie a remplacé ce savoir-faire et ces beaux objets ne sont plus utilisés. Je les recueille donc, les redéfinis, leur donne une nouvelle fonction et forme des groupes qui communiquent entre eux. Et lorsque les moyens le permettent, ils sont reproduits, par exemple en bronze, puis patinés et cirés par la main de l’artiste : une nouvelle et considérable valorisation.