Les vacances au bord de l’Atlantique, dans le Médoc, évoquent la plage et la mer, le soleil et le vent, le sable et la baignade. Mais lorsque l’on séjourne longtemps dans la région ou que l’on y vit, on découvre bien d’autres choses : une course de moto-cross sur la plage et dans les dunes, un marathon où tous les coureurs sont déguisés, un grand rassemblement de passionnés de Harley, un concert de musique classique au port de Saint-Vivien ou une soirée rock dans la grange d’une bergerie à Benon. On participe aussi aux activités locales : démonstration nautique sur la Gironde devant Le Verdon, exposition agricole ou vide-grenier. On emporte volontiers son appareil photo, mais un jour, l’envie de filmer m’a gagnée. J’ai d’abord appris à utiliser la caméra : la tenir sans trembler, manier le zoom, choisir ce que je voulais conserver et repérer les sujets intéressants.
Le moment passionnant arrive lorsque les images apparaissent ensuite à l’écran. C’est là que l’apprentissage commence vraiment. Que faudra-t-il améliorer lors du prochain essai ? Déplacer lentement la caméra, tenir compte de la position du soleil, zoomer avec beaucoup de douceur… Puis vient un autre défi : le montage. Les scènes sont nombreuses – beaucoup trop, puisque filmer nous amusait –, certaines réussies, d’autres moins. Il faut choisir les séquences, déterminer leur durée, supprimer un début ennuyeux ou une fin ratée, trouver le bon ordre et alterner les moments calmes avec ceux qui attirent le regard.
Depuis, plus de cinquante films ont vu le jour. Nous filmons à deux, naturellement avec deux caméras, ce qui permet parfois de montrer une même situation sous deux angles. Nous gagnons peu à peu en expérience. Il faut toutefois savoir que le montage et le traitement des films demandent une bonne pratique de l’ordinateur – mais rien n’oblige à être parfait dès le début.
