Une balade en canoë, c’est amusant !

Carte
Balade en canoë 1 Balade en canoë 2
Vidéo de la balade en canoë

L’association « Connaissance du Médoc » nous avait invités à une descente en canoë de La Porge jusqu’au bassin d’Arcachon. À midi, nous nous sommes retrouvés au bord du « canal », qui était heureusement une petite rivière au courant agréable, facilitant notre progression. Ce cours d’eau douce relie les lacs d’Hourtin et de Lacanau aux eaux salées du bassin d’Arcachon.

On nous avait demandé d’apporter quelque chose pour le pique-nique ainsi qu’un sac étanche. Pour les étrangers, les pique-niques français sont une expérience particulière : chacun apporte un pâté, une salade, un bon fromage ou un dessert, et tout le monde peut goûter à tout. Il y a bien sûr aussi du vin, de l’eau et du café. Assis dans un creux sablonneux au bord du canal, nous avons apprécié ce moment partagé, favorisé par le beau temps si important pour une telle sortie. Les canoës en plastique sont arrivés sur une remorque avec de grands bidons étanches pour protéger nos affaires, notamment les appareils photo. Nous allions vite constater leur utilité. Deux personnes prenaient place avec précaution dans chaque embarcation après avoir enfilé leur gilet de sauvetage. Cette mesure s’est révélée rassurante et judicieuse, même si l’eau dépassait rarement un mètre de profondeur. Puis nous sommes partis, portés par le courant et guidés à la pagaie, à travers des forêts denses, entre les bancs de sable et quelques berges plus abruptes. Certains pagayeurs s’aspergeaient copieusement ou restaient accrochés aux arbres tombés dans l’eau et chaviraient par manque d’expérience. Ce fut une grande partie de plaisir bien mouillée.

L’eau, sombre comme celle d’une tourbière, en avait aussi l’odeur. Des tortues se chauffaient au soleil sur la vase des berges. Nous sommes passés sous plusieurs ponts. De plus en plus souvent, des sacs remplis de coquilles d’huîtres servaient à consolider les rives. Avec la marée descendante, le canal devenait moins profond et nous avons dû sortir plusieurs fois pour pousser les canoës. Le cours d’eau serpentait lentement vers le bassin d’Arcachon. Une fois dans la baie ouverte, nous avons pris à droite, malheureusement dans la mauvaise direction. Des riverains très aimables nous ont alors conduits, canoë sur le toit de leur voiture, cinq kilomètres plus loin jusqu’au bon débarcadère : notre destination était le port d’Arès, situé sur la gauche.

Enthousiastes et fatigués, les derniers pagayeurs sont arrivés après plus de quatre heures. Il a encore fallu nettoyer et rincer les canoës. Cette belle découverte de la nature médocaine s’est achevée autour d’un délicieux dîner pris ensemble au restaurant.