du verdon à royan
le plus près possible de la côte, vers le nord
à travers le pays plat de marennes.
des huîtres à droite et à gauche
trop tôt
rochefort
entre autres la corderie. impressionnante.
de l’extérieur. plus de trois cents mètres.
maillezais
déjeuner, promenade en barque.
la terre extraite des canaux crée les îles.
la végétation transforme tout en espace sacré.
le silence du mouvement est inhabituel et relativise le temps.
nous sommes silencieusement enthousiastes
le message vert hermétiquement clos de h. c. artmann.
la ruine de l’abbaye saint-pierre de maillezais comme sortie de gravures anciennes.
la ruine de l’abbaye saint-pierre de maillezais comme un land art de notre temps.
les dessins de pierre sur la prairie : point de départ pour des châteaux en Espagne – des cathédrales ?
cocteau aurait pu tourner ici.
belle nuitée. « la palombière » à la doit, près de saint-hilaire-des-loges
il pleut. recommandation de la sympathique hôtesse : visiter nieul-sur-l’autise.
l’abbaye de nieul et la maison d’aliénor.
pas vraiment envie : mais !!! éléonore – aliénor finit tout de même par nous attirer.
d’abord le marché de fontenay-le-comte.
le rayon poissonnerie. absolument superbe.
un service d’une obligeance inhabituelle. cela mérite vraiment d’être signalé.
nous achetons des homards bretons qui, grâce à un emballage professionnel, sont encore très vivants le soir.
et merveilleusement bons !
il pleut toujours et nous suivons la recommandation de notre hôtesse.
l’église bien restaurée aurait pu nous préparer à ce qui allait suivre.
mais cette expérience absolument positive nous a complètement surpris.
une architecture d’exposition d’une sensibilité inhabituelle et d’un profond respect pour les murs d’origine.
formidable formidable formidable
escaliers de verre, couloirs de verre. jamais aucune intervention dans la maçonnerie d’origine.
projections, installations. expérience visuelle, acoustique et tactile, peut-être parfois interdite.
à travers le jardin, vers la maison de l’omniprésente éléonore – aliénor. (aliénor est-elle « l’étrangère dorée » ?)
la lionne d’aquitaine, comme l’appelle tanja kinkel.
hologrammes dans le grand miroir de l’entrée. un moine. grandeur nature comme tous les autres personnages, il nous accueille.
puis éléonore. jolie, coquette. pas encore royale, mais tout de même…
plusieurs autres personnages. très important : prosper mérimée.
d’autres salles. encore des projections. de l’interactif. l’exploration des bâtiments.
je n’appartiens pas à la génération informatique, mais cela m’a fasciné.
une immense bibliothèque. dans les cases, des hologrammes des personnages entourant éléonore. illusion parfaite.
l’illusion comme moyen de transmettre l’information.
après des heures qui nous ont paru brèves, nous quittons la maison d’éléonore avec la ferme intention de revenir ici.
(depuis de nombreuses nuits, je relis « la lionne d’aquitaine » de tanja kinkel.)