Edith Bruic

Naujac

 

Ci-git la chair de mon gynécée, crûment cité, qui passe #2

« Ci-git la chair de mon gynécée, crûment cité,
qui passe #2», acryl et pigment
sur toile, 120 x 160 cm
historique


œuvres déjà présentées
Edith Bruic

A l'instar de Marguerite Duras, ma cuisine et mon atelier sont des laboratoires dans lesquels j'expérimente. Ce qui me rapproche de la cuisine, c'est l'amour de la couleur. De la confusion des épices et des pigments. De l'analogie entre le curry et la terre de Haute-Provence.

Ma démarche actuelle consiste à récuperer et recycler des épluchures (fruits et légumes), des ossements, coquillages, sable, racines, écorces, et par le processus du collage, dé-naturer et re-destiner les matériaux utilisés.

Contrairement à Daniel Spoerri (Eat-Art), je prolonge le travail par une esthétisation grâce à la manipulation (mise en place) et l'utilisation de pigments. Peindre avant tout.

Certaines techniques me permettent de répondre aux problèmes de résistance au temps, travail de conservation et de mémoire. Du périssable au pérenne.

A ce détournement s'unit une traçabilité. Chaque oeuvre évoque un lieu, une date, un nom, une histoire. Du pérenne au sensible.