Médoc Actif

ChatGPT pour mon blog Médoc ???

 

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C’était une belle journée de printemps qui avait commencé par une visite chez le producteur d’asperges. Je me suis mise en route pour acheter des asperges et j’étais toute contente de voir que le producteur venait justement d’en récolter. Il me tardait d’arriver à la maison et de préparer ces délicieux légumes.
Une fois mon achat fait, j’ai pris mes deux chiens Gaston et Elly et je suis allée me promener avec eux. Pleins d’énergie, ils étaient heureux de humer l’air fais et les odeurs nouvelles. Nous avons parcouru une longue distance tout en profitant du paysage.
A notre retour, il était grand temps de ranger la serre. J’avais fait de nombreux semis et je voulais m’assurer que tout était rangé et en ordre, afin de faire de la place pour les jeunes plants. Certes, c’était un peu de travail, mais lorsque j’ai quitté la serre toute en bon état, j’ai pensé que ça en valait la peine.
Étonnamment, le soir, Léo nous a fait la cuisine. Il a préparé un délicieux velouté d’asperges servi avec du pain grillé, suivi d’un succulent s uprême de poulet accompagné d’asperges et de purée de pommes de terre. Ce fut un repas raffiné, que nous avons savouré ensemble, tout en passant en revue les événements de la journée.

Euh… au plus tard à la 3ème phrase, ceux qui nous connaissent un peu ont probablement commencé à se poser des questions. Car une phrase comme « Il me tardait…. de préparer ces délicieux légumes. » ne peut pas être de moi, parce que je ne fais pratiquement jamais la cuisine et s’il m’arrive tout de même de la faire, ce n’est certainement pas avec entrain.

Le texte ci-dessus a été créé parce que je voulais voir ce qu’il se passe quand je donne à ChatGPT quelques éléments sur le déroulement de notre journée d’hier et que je lui demande d’en rédiger une description en utilisant ces éléments. Comme on peut voir, le résultat est plein d’imagination mais quand même plutôt en dessous des attentes. Voici les corrections : c’est vrai que nous sommes allés chez le producteur d’asperges qui en a à vendre depuis quelques jours, et que nous en avons acheté.

Et le deuxième paragraphe, ah qu’il est joli : les gentils chiens-chiens étaient tellement heureux et tout le monde était content… En fait, les chiens n’ont fait que courir dans les flaques à moitié asséchées, tant et si bien qu’ils étaient complètement crottés et qu’ils ont tout sali dans la maison.

L’histoire de la serre n’est pas non plus correcte, comme ça. Je l’ai à moitié vidée pour me débarrasser de vieux pots de fleurs et d’autres choses encombrantes. La paroi latérale de cette moitié de la serre s’était envolée pendant la tempête de l’an dernier et depuis, elle était juste posée contre la serre. Comme la serre était maintenant à moitié vide, c’était une bonne occasion de fixer à nouveau cette paroi. Ce que Léo a fait. Et je n’ai pas vraiment jeté beaucoup de pots de fleurs (ils sont tous encore en bon état !), mais au moins, ils sont un peu triés par taille. On s’occupera ces prochains jours de l’autre moitié de la serre et alors il y aura aussi les semis dont il était question plus haut.

Le dernier paragraphe n’est pas vrai non plus. Léo ne fait pas la cuisine étonnamment, mais au contraire chaque jour avec une belle régularité. De plus, les asperges sont encore au frigo, on ne les a pas faites hier. En fait, il devait y avoir des poireaux confits avec des lentilles du Puy, du velouté de poireaux et des pommes de terre sautées d’après une recette d’Ottolenghi. Mais le problème, c’est qu’il y a eu une coupure de courant juste au moment de faire le velouté de poireaux et qu’on ne peut pas mixer les poireaux sans courant, donc : pas de velouté. Par chance, on a pu faire cuire les pommes de terre sur la gazinière.

Et ChatGPT? Je pense qu’à l’avenir, les contenus de notre blog Journal Cissac-Médoc ne seront pas rédigés par une intelligence artificielle – ma propre intelligence devrait fournir trop de travail pour rectifier tout ça.

2023 Barbara Jany (Cissac), traduction : Jacqueline Tabuteau