Les chicoufs

Quand on a la chance de posséder dans le Médoc, près de la mer, une maison assez grande pour accueillir plus que ses habitants permanents, on dispose aussi d'une destination de vacances attrayante pour les amis, les enfants et les petits-enfants. Et lorsque vient l'été, les maisons se remplissent de tous ces êtres chers – ce que l'on observe d'ailleurs très souvent dans les familles françaises, le week-end et tout au long de l'année.

Là où régnaient auparavant le calme et la tranquillité, on entend maintenant, par exemple depuis le terrain voisin, les voix joyeuses des enfants et leurs jeux dans la piscine du jardin. Sur les routes, on n'avance plus aussi rapidement qu'avant l'invasion estivale et les amis ne sont plus disponibles, car ils veulent s'occuper de leurs invités.

Ce qui n'était d'abord que joie – « chic », les proches que l'on n'avait pas vus depuis longtemps sont enfin là – peut toutefois devenir peu à peu fatigant. Les programmes de chacun ne se coordonnent plus aussi facilement, les petits-enfants se retrouvent entre plusieurs principes d'éducation et l'espace, auparavant si généreux, semble soudain étroit. On se met alors à regretter le calme et le rythme de vie habituels, et l'on imagine même comment agrandir la maison pour les prochaines vacances.

« Quel dommage que vous deviez déjà repartir ! » C'est vrai. Mais cette remarque contient aussi un certain soulagement – « ouf » – de pouvoir retrouver son rythme familier et reprendre des forces avant la prochaine visite, lorsque le Médoc attirera de nouveau parents et amis.


Commentaires : #1#2
Vous avez envie d'écrire un commentaire ? Cliquez ici.